Industrie de musique gospel : Jacko Mputela en appelle à une "véritable prise de conscience" de tous.

Par redaction

 

 

 

 

 

Journaliste présentateur de plusieurs émissions télévisées chrétiennes, mieux connus sous le nom de Tonton Jacko, Jacko Mputela de son vrai nom, un amoureux incontesté du gospel, en appel de tous ses vœux pour l'émergence d'une véritable industrie de musique gospel. Aujourd'hui pasteur à l'église "La Rédemption" et chantre à ses heures libres, Tonton Jacko s'est confié à nous. 

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Gospelmuzik.cd : Sous votre casquette de journaliste, beaucoup vous connaissent plus via "Ta Grandeur", une émission chrétienne avec à l'affiche des musiciens chrétiens. Et si vous nous parliez de cette expérience vécu avec l'émission?

Jacko Mputela : J'ai commencé ma carrière à la télévision en 1997. L'émission Ta grandeur a été lancée en vu de gagner des âmes à Christ via la parole de Dieu qui était partagée par les différents pasteurs invités dans l'émission. Donc, vous comprenez que Ta grandeur n'est pas une émission musicale. La musique accompagne juste ce programme afin d'en faire un culte télévisé. Mais il est vrai que Ta grandeur a favorisé la visibilité de plusieurs chantres. Après, j'ai animé l'émission "Cantique et message" qui est exclusivement musicale. Dans ce programme, les chantres prestent en live et nous expliquent les textes de leurs chansons. Actuellement, j'anime l'émission " Mon super plateau " qui est aussi exclusivement musicale. Et pour revenir à " Ta grandeur ", ce fut une belle expérience dans le sens où je pouvais non seulement être aiguisé par les différents pasteurs que nous recevions avec Maman Dorcas, mais aussi, je pouvais découvrir les nombreux talents que regorge la RDC en matière de musique gospel.

Gospelmuzik.cd : Belle expérience que d'avoir pendant longtemps côtoyé les musiciens chrétiens. Quelle lecture faites-vous du gospel congolais d'une manière générale?

Jacko MputelaLe gospel congolais a beaucoup évolué, surtout sur le plan artiste. Il arrive petit à petit  à se faire connaître à travers le monde. Maintenant, ce qu'il nous faut, c'est avoir une vraie industrie de musique gospel et des vraies salles de production gospel. Après, il faut un suivi spirituel des artistes afin que leurs cantiques ne se limitent pas juste dans l'art, mais qu'ils puissent transmettre la vie.

"Maintenant, ce qu'il nous faut, c'est avoir une vraie industrie de musique gospel et des vraies salles de production gospel."

Gospelmuzik.cd : Parlons finalement de cette nécessité de mettre en place une industrie de musique gospel. Qu'est-ce qu'il faut concrètement ?

Jacko MputelaPour une industrialisation de notre musique gospel, il faut que toutes nos communautés arrivent à se prendre en charge en mettant à la disposition des artistes le financement adéquat. Il faut une véritable prise de conscience en vue d'éviter toute forme de piraterie. Apprendre à payer les activités gospel, car le mal avec nous chrétiens congolais, c'est que nous aimons trop la gratuité. Commençons d'abord par là et je pense que cela pourra donner naissance à une puissante industrie musicale gospel. L'Union fait la force !

"Apprendre à payer les activités gospel, car le mal avec nous chrétiens congolais, c'est que nous aimons trop la gratuité."

Gospelmuzik.cd : Aujourd'hui, on observe une forte propension des chantres qui se muent en pasteurs, quelle analyse faites-vous de ce fait observé ?

Jacko Mputela : Sur ce plan, je ne peux que dire "gloire à Dieu" si c'est sa volonté. On ne peut pas résister à la volonté de Dieu. Il appelle qui il veut dans son œuvre. Autres temps, autres mœurs, dit - on. Les chantres se muent en pasteurs et des pasteurs en chantres. Je ne vois aucun problème si cela est pour la gloire de Dieu.

Gospelmuzik.cd : Plus tôt vous avez mentionné une nouvelle émission "Mon Super Plateau". En quoi cette émission est-elle différente de tes précédentes réalisations?

Jacko Mputela : Dans MON SUPER PLATEAU , je continue seulement ce que j'avais commencé c'est à dire la promotion de nos artistes musiciens gospel.

La rédaction

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