Barbara Kanam : une histoire avec le gospel

Par redaction

 

 

Ils sont nombreux comme Barbara Kanam, ces artistes musiciens séculiers qui ont tronqués leur casquette de chantre gospel pour embrasser la carrière musicale séculière. Et ça c'est un pan de l'histoire de Barbara que peu seulement connaisse. Si les nouvelles qui nous parviennent font état de la conversion des stars de renommées internationales comme Kanye West aux USA malgré la polémique sur sa vraie conversion ainsi que Claire Bahi de la Côte d'Ivoire qui avait annoncé qu’elle abandonnait le coupé-décalé sur le podium devant un parterre des fans, il y a non loin de nous Baby Ndombe qui s’est converti depuis Juillet 2019. Les informations en notre possession renseignent que Manda Chante serait aussi sur la bonne voie de la conversion. Plus récemment, c’est Marie Jeanne ex MJ 30 qui s’est décidée désormais de suivre la voie du seigneur Jésus-Christ. Malheureusement, les médias n’en parlent presque jamais. 

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Loin de leur faire un procès sur leur choix, nous allons plutôt aborder la question avec compassion comme nous le recommande la Bible. Notre démarche en couchant ces quelques lignes est motivée par un seul souci, c’est celui de voir les fils et les filles prodiges revenir à la maison du père, revenir à leur premier amour, car en vraie, ce n’est pas la place qui manque.

Nous avons fouiné dans le passé. Et ce dernier nous a révélé bien des choses. Tenez, nous sommes en 1999, lorsque Barbara Kanam sort son tout premier album intitulé « Symbiose ». 

Curieusement, cet album que Wikipédia considère comme étant un « album aux sonorités gospel » est réellement un album gospel. Tous les titres qui composent cet album sont en fait des chants gospel à l’exception de « When a man loves a woman » qui est un classique interprété par Percy Sledge, une grande figure de la musique aux USA dans les années 1966.

Sans être surpris, la biographie même de Barbara Kanam ne fait presque pas des détails sur cet album qui pourtant est les prémisses de sa carrière musicale.

Chose curieuse, l’album « Mokili » est enregistré sur YouTube sous la mention « auto generated ». Qu’est-ce que cela veut dire ? En claire, YouTube crée automatiquement des chaînes générales qui regroupent des vidéos tendances et populaires. Elles fonctionnent de la même manière que les chaînes d'utilisateurs : vous pouvez vous y abonner et recevoir des notifications lorsque de nouvelles vidéos sont mises en ligne. Ce n’est donc pas une chaîne créée par elle-même, Barbara Kanam. À ce stade quelques questions méritent d’être posées : pourquoi cet album ne figure pas sur les chaînes créées et gérées par l’artiste ? Sur une des chaînes que nous lui attribuerons, il n’y a que la vidéo du titre phare « Mokili ». Kanam, veut-elle occulté son passée dans le gospel ?

Qui est Barbara Kanam ?

 

Aujourd'hui et c'est opposable à tous, Barbara Kanam est celle qu’on appelle dans le jargon du showbiz une diva. Son parcours dans le monde du showbiz est jonché de plusieurs titres, trophées et reconnaissances. Sa biographie, nous renseigne qu’en 1995 le destin l'emmène à s'installer à Abidjan (Côte d'Ivoire) où elle décide de tenter une nouvelle expérience : elle intègre la chorale « GRACE » de Cocody et chante régulièrement à l'église. C’est donc là les premiers pas qu’elle fait dans le gospel.

Selon le témoignage de Alain Loji, chrétien bien introduit dans le milieu du gospel ayant évolué au Studio Sango Malamu à Kinshasa: 

"Barbara Kanam est native de Lubumbashi au Katanga. Elle a commencé avec la musique à l'Eglise depuis Lubumbashi et elle a continué en Afrique du Sud où elle a fait l'Ecole de Musique chrétienne à Rhema Worship. Elle a chanté en Afrique du Sud avec un célèbre musicien du Gospel, Itani Madima."

 

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Quelques années plus tard, nous sommes en 1997, Barbara Kanam fait la rencontre du producteur KONE Dodo. Kone Dodo de nationalité ivoirienne est administrateur économique, producteur et éditeur de Musique. Tout au long de sa carrière, il a activement participé à de multiples activités dans les domaines des arts, de la scène et du spectacle. Il occupe actuellement les fonctions de conseiller artistique chargé de la Musique au sein du Marché des Arts et du Spectacle d'Abidjan / MASA en même temps directeur du Palais de la Culture d’Abidjan – COTE D’IVOIRE depuis 2011.

http://www.fr.masa.ci/?staff=kone-dodo

Et c’est de cette rencontre de Barbara Kanam avec Kone Dodo que résultera son tout 1er album « Symbiose » dont nous avons déjà fait mention plus haut. « Symbiose » consacrera une ascension fulgurante de Kanam qui sera nominée aux Kora.

En 2019, Barbara Kanam est élevée au rang de docteur honoris causa par l'Université de Floride - États-Unis - Miami pour avoir été de son plein cette diva de cœur engagée dans les questions sociales du bien-être de sa communauté. Barbara Kanam est la marraine de l'Association de lutte contre le cancer de l'enfant, GFAOP.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Barbara_Kanam 

Symbiose, prémisses d’une carrière gospel avorté

 

Depuis « Symbiose », Kanam a malheureusement tourné le dos à sa carrière gospel pourtant prometteuse. À l’audition de cet album « Symbiose » qui a 8 titres, vous serez frappé par le thème évangélique de ce dernier. Nous nous sommes donné ce temps et voilà ce que ça donne :

1. Mokili (le monde - lingala)

(1 Jean 2 : 15-17) dans cette chanson, Barbara Kanam nous rappelle à nous tous que le monde et tout ce qu’il contient passera et que tous nous nous en irons sans rien emporter dans la tombe. La seule voie de rédemption et du salut ; c’est de donner sa vie à Jésus-Christ qui est le chemin, la vérité et la vie et de marcher selon la parole de Dieu. Au ciel, au paradis, nous serons dans la joie, nous verrons le père Abraham…

2. Mokolo ya suka (le dernier jour - lingala)

(2 Timothée 3 :1), ici Kanam rappelle qu’au dernier jour Jésus-Christ reviendra pour prendre ceux qui ne se seraient pas souillés et corrompus par les plaisirs du monde. Ces derniers seront enlevés et s’en iront dans la félicité. Elle dépeint une vision apocalyptique du monde caractérisée par le manque d’amour, le rejet de la foi, l’immoralité, les diseurs de bonne aventure. Puis elle exhorte à ce que nous soyons toujours prêt, car nul ne connaît ni le jour, ni l’heure du retour de Jésus-Christ.

3. Sita ku acha (Je ne te laisserai point – swahili)

(Romains 8 : 35) dans ce morceau, Kanam, affirme appartenir à Dieu et que rien absolument ne la séparera de ce Dieu et de son amour. Ni le monde, ni la pauvreté, rien. Elle demande à Dieu de lui accorder la force de prêcher la bonne nouvelle et de ne vraiment pas l’abandonner.

4. Lord, I come to you (Seigneur je viens à toi)

Dans ce cover qui est un puissant cantique populaire dans le milieu charismatique anglo-saxon, repris par le célèbre groupe Hillsong ainsi que par Don Moen, et qui porte aussi le titre de « The power of your love » Barbara Kanam, à nouveau fais une prière à Dieu :

« Que mon cœur soit changé, renouvelé. Que la grâce coule. Que par la puissance de ton amour, sois dépouillées les faiblesses que je vois en moi. Tiens-moi près de toi, et laisse ton amour m’entourer. »

5. When a man loves a woman (Quand un homme aime une femme)

C’est le seul titre qui pourrait ouvrir une voie aux polémiques. Enregistré en 1966 et interprété par Percy Sledge, "When a man loves a woman", a été écrit par Calvin Lewis et Andrew Wright. Ce chant aux nuances RnB et Soul a été interprété par plusieurs groupes dont les Rolling Stone et a remporté plusieurs prix.

6. Baba wa mbingu (Notre père qui est aux cieux - Swahili)

C’est chant est tout simplement une reprise musicale de la prière que Christ enseigna à ce disciple dans Matthieu 6 : 9-13.

7. Righteousness (la droiture)

Sous ce style raggamuffin ; Kanam s’exerce dans le style engagé en appelant le peuple de Dieu à la droiture et à l’amour. De ne point s’adonner aux tueries, à la drogue et tout ce qui va avec.

8. Asieda

Est une reprise d’un cantique populaire. À travers ce cantique, Kanam est reconnaissants à Dieu pour tout ce qu’il a fait pour elle.

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Le salut des âmes, la grande commission du chrétien.

Face à un tel tableau, d'aucun se poserait la question de savoir ce qui se serait passé pour qu'on en arrive à ce que nous vivons aujourd'hui avec Barbara Kanam. Il est vrai que le chrétien ne devrait rester insensible. Souvent, les évangéliques arguent qu’ils ont pour mission de dépeupler l’enfer pour peupler le paradis. Le contraire serait un aveu d’échec de la grande commission nous confié par le seigneur Jésus-Christ le maître de la moisson. 

Dans son ouvrage l’ "Urgence de la mission" l'évangéliste missionnaire Gloire Kadiebwe affirme qu’un "très grand nombre des personnes iront en enfer et nous (chrétiens) en serons responsables" pour la seule raison que nous avons négligé l’évangélisation.

Il est possible que certains se disent, mais Barbara Kanam était déjà chrétienne, comment se fait-il qu’elle se soit détournée de cette voie pour embrasser la musique mondaine ? La réponse à cette question se trouve dans 1 Corinthiens 10 : 12, qui dit : « Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber ! »

L’une des responsabilités qu’a le chrétien aujourd’hui, c’est de prier pour les autres, de se soutenir conformément à Romains 15 : 1. Mais qu'en est-il réellement ? Force est de constater malheureusement que les chrétiens comme le dépeint le pasteur Gloire Kadiebwe se laisse « distraire par le diable (…) »

Les chrétiens sont plus dans des querelles stériles qui fragilisent la communauté. Si nous nous focalisons à l’essentiel, il est possible de récupérer de l’influence du monde ces héros et héroïnes qui sont tombés. Prions pour eux autant que tous les autres. Le temps nous manquerait pour parler de Cindy Le Cœur qui en son temps a évolué aux côtés de Jean Réné Balekita et de Kool Matope.

C'est ici l'occasion de lancer un vibrant appel aux chrétiens, aux hommes de Dieu, que l'évangélisation c'est aussi récupérer de l'influence du monde les élus de Dieu et non de se tirer à boulets rouge. 

La rédaction.

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